jeudi 29 janvier 2009

Quelqu'un m'a dit

Et oui, je vote Carla...

mercredi 28 janvier 2009

La bourrasque d'Ouest


"Ce ciel pesait sur le toit chargé de neige des greniers à fourrage,
le noyer nu, la girouette, et pliait les oreilles des chattes...La calme
et verticale chute de neige devenait oblique, un faible ronflement
de mer lointaine se levait sur ma tête encapuchonnée, tandis que
j'arpentais le jardin, happant la neige volante...Avertie par ses
antennes, ma mère s'avançait sur la terrasse, goûtait le temps, me
jetait un cri :
- La bourrasque d'Ouest! Cours! Ferme les lucarnes du grenier!...
La porte de la remise aux voitures!...Et la fenêtre de la chambre
du fond!
Mousse exalté du navire natal, je m'élançais, claquant des sabots,
enthousiasmé si du fond de la mêlée blanche et bleu noir, sifflante,
un vif éclair, un bref roulement de foudre, enfants d'Ouest et de
Février, comblaient tous deux un des abîmes du ciel...Je tâchais
de trembler, de croire à la fin du monde.
Mais dans le pire du fracas ma mère, l'oeil sur une grosse loupe
cerclée de cuivre, s'émerveillait, comptant les cristaux ramifiés
d'une poignée de neige qu'elle venait de cueillir aux mains même
de l'Ouest rué sur notre jardin..."

Colette - Sido

mercredi 7 janvier 2009

Brrr...

Comme vous le voyez, c'est l'hiver!

jeudi 1 janvier 2009

La pie de Monet

On peut difficilement imaginer une plus belle carte de voeux
que ce tableau du "pape de l'Impressionisme".

Bonne année 2009 à tous les lecteurs et lectrices de mon blog!

jeudi 25 décembre 2008

La nuit

Joyeux Noël à tous les lecteurs (et surtout auditeurs, en la
circonstance) de "la maison de Billy"!

mercredi 24 décembre 2008

Trois mousquetaires en héritage...

...qui étaient quatre comme chacun sait, voilà, entre bien d'autres
bienfaits, ce que nous a légué Alexandre Dumas - produit heureux,
s'il en est, du métissage (signalons-le au passage) - longtemps
avant Yannick Noah et Barack Obama.
Dumas a donné une suite à son roman initial, intitulé "Vingt ans
après", (on reprend les mêmes avec quelques rhumatismes en
plus et quelques illusions en moins), puis une suite à sa suite
"Le vicomte de Bragelonne" (sous-titré "Dix ans plus tard") où
- crève-coeur - il fait périr ses héros.

Des nouvelles de nos mousquetaires, près de 150 ans après leur
naissance?
Et bien, grâce à la magie du verbe de leur créateur (et malgré leur
décès théorique), ces gaillards-là se portent encore très bien!

On peut penser que la Fédération Française d'escrime leur est
reconnaissante (leurs prouesses on dû susciter, en effet,
bien des vocations)...ainsi que les producteurs de vins de
Touraine et d'Anjou, dont nos amis furent de grands
consommateurs et propagandistes!


Les quatre mousquetaires du tennis français des années 1920.

Notons que d'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis ont ressuscité
dans les années 20 du siècle écoulé et emprunté les traits des
tennismen Borotra, Lacoste, Cochet et Brugnon, qui remportèrent
la coupe Davis à de multiples reprises.
Avec pour devise, naturellement :
"Tous pour un et un pour tous!"
Et, bien sûr, nous tenons actuellement en Gasquet (d'Artagnan
tout à fait crédible - avec sa pointe d'accent méridional), Tsonga,
Simon et Monfils une relève tout à fait à la hauteur...

Parmi les légataires privilégiés de Dumas, citons encore les
producteurs, réalisateurs et scénaristes de films en panne
d'inspiration.
On ne compte plus, en effet, les produits dérivés des "Trois
mousquetaires" dans le domaine cinématographique.

Max Linder campa un d'Artagnan...peu conventionnel!

Parmi cette production surabondante, j'avoue éprouver un
faible pour "L'étroit mousquetaire", film muet réalisé en 1922
par Max Linder.
On y voit, le cardinal de Richelieu en personne décrocher
son téléphone pour appeler d'Artagnan et nos joyeux drilles
refaire en motos des annéees 20 le parcours plein d'embûches
Paris - Calais!

Ma conclusion :
Si vous n'avez jamais lu "Les trois mousquetaires", je
considère que vous avez beaucoup de chance et j'aimerais
être à votre place pour pouvoir découvrir cet ouvrage pour
la première fois!

Suivez mon conseil : lisez-le!
Cela m'étonnerait beaucoup que vous soyez déçu...
A moins que n'aimiez pas qu'on vous raconte de belles
histoires...
Alors-là, vous êtes un cas désespéré et - désolé - je ne peux
rien pour vous!

mardi 16 décembre 2008

Notre sentier

Félix Leclerc était visiblement âgé et fatigué quand il a
enregistré cette émission, entouré de ses amis québecquois,
mais, de toute façon, l'émotion passe...et la chanson est
vraiment très belle!

Un an déjà...

...que j'accueille des visiteurs dans "la maison de Billy".
En ce moment, je n'ai pas trop le temps de m'occuper
de ce blog, accaparé que je suis par mes nouvelles obligations
de président de mon club de jeu d'échecs.

Je ne peux le faire qu'à temps perdu, comme aujourd'hui.

Si vous avez la curiosité de jeter un coup d'oeil sur mon
autre blog "Parties d'échecs", vous verrez que je nourris
un projet littéraire ambitieux!

Mais assez parlé de jeu d'échecs!

Vous allez sans doute me demander si je suis satisfait
du succès "d'estime" rencontré par "la maison de Billy"?
Ma réponse est nette et sans bavure : oui!

Quant au nombre de mes visiteurs, J'ai cessé de penser
(le début de la sagesse?) que ce chiffre pouvait avoir une
quelconque importance...

lundi 15 décembre 2008

Un tigre de papier?

Un tigre de papier signé Charles Lapicque.
Les gens de ma génération se souviennent que c'était une
expression souvent utilisée par les dirigeants chinois - du temps
de la guerre du Vietnam pour désigner les Etats-Unis...

Je l'ai recyclé (on sait qu'on fait toujours du neuf avec de
l'ancien...) à l'occasion d'un compte-rendu consacré à la rencontre
de jeu d'échecs opposant, dimanche dernier, l'équipe de Saint-
Marcel à celle de Châteauroux rédigé sur le blog de
l'Echiquier Berrichon :
"Châteauroux l'emporte sur Saint-Marcel 3 à 1"

mardi 18 novembre 2008

samedi 15 novembre 2008

Les joies de la famille

Pour les vieux célibataires endurcis comme moi, la famille
représente un havre de félicité...


Par exemple, on ne vous laisse jamais mourir de faim au petit
déjeuner.
Inutile de parler des autres repas...
Et on y trouve souvent des partenaires d'échecs juvéniles
qu'on peut battre sans trop de difficultés.

Ce n'est pas comme mes adversaires du récent open de l'Indre
qui vient de se dérouler à la Maison de la Culture de Belle-Isle.
voir mon article sur le blog de l'Echiquier Berrichon :
Stanislas Loiret remporte l'open de l'Indre 2008


Mais méfiez-vous quand-même, le jeune Louis (11 ans) peut
s'avérer redoutable.
D'ailleurs voyez son sourire carnassier au moment de débuter
notre partie!

vendredi 31 octobre 2008

La Loire à Chinon

Cette photo me fait irrésistiblement penser à un tableau de Stanislas Lépine.
Si le nom de cet "ami" de "la maison de Billy" vous est inconnu,
cliquez dans la colonne de droite...

mardi 28 octobre 2008

Un inconnu nommé Gilles Simon

Gilles félicité par "Rafa" à l'issue de sa victoire sur le numéro 1
mondial au tournoi de Madrid.

Le nouveau numéro 1 français (et numéro 10 mondial),
Gilles Simon, est passé pour le grand public de l'ombre
à la lumière à l'issue de sa victoire sur Rafaël Nadal, en demi-finale
du tournoi de Madrid.
Victoire obtenue en trois sets...et 3h 22 de jeu.
Rajoutons que notre français , avant d'en arriver là, avait
remporté ses trois matchs précédents également en trois sets!

A part d'être "increvable", Gilles Simon possède une autre
qualité : il ne craint personne car, avant de faire chuter le
numéro 1 du circuit, il avait déjà accroché à son tableau de chasse
cette saison les numéros 2 (Federer) et numéros 3 (Djokovic).

C'est donc avec impatience que nous suivrons le parcours du
nouveau chef de file du tennis tricolore au tournoi de
Paris-Bercy, avec, en toile de fond, la qualification pour les
Masters de Shangaï.

Une petite pensée pour "Ritchie" (Richard Gasquet) au passage,
qui, redescendu à la 15ème place du classement ATP, a dû
renoncer au tournoi parisien suite à une blessure persistante
au coude.
Peut-être une opération en perspective...
C'est une année bien noire pour Richard...et difficile pour ses
supporters.
Nous patienterons donc encore un peu pour tresser de nouveaux
lauriers à notre idole.
Plus que jamais, encourageons-le : Allez Richard!!!

samedi 18 octobre 2008

Suite et fin de la promenade

Suite de la promenade au Vivier.
Arbres aux belles couleurs automnales sur la droite.

Un peu plus loin sur le chemin, nous rencontrons une vieille
souche très "pitto".
A se demander, d'ailleurs, si on ne l'a pas traînée là exprès!

Et retour au point de départ, vers la voiture - qu'on ne voit pas
(heureusement).
Non, ce n'est pas "un tas de boue" mais convenez qu'elle
aurait déparé dans cette série de clichés on ne peut plus
bucoliques...

La vigne du Vivier


Je me promène un peu toujours aux mêmes endroits (ah,
les habitudes!) et je passe souvent devant ce terrain près
du Vivier où se trouve une petite vigne - juste à gauche
de la cabane.
Vigne très bien entretenue...

...et les vendanges ont été faites récemment comme le montre
cette photo prise de près.

mercredi 15 octobre 2008

Vingt ans après


dimanche 12 octobre 2008

Vingt ans après (la fin)

...Mais au bout de vingt pas, Porthos s'arrêta tout court,
se frappa le front et revint.
" Je me rappelle, dit-il.
- Quoi? demanda d'Artagnan.
- Quel est ce mendiant que j'ai tué.
- Ah! vraiment! Qui est-ce?
- C'est cette canaille de Bonacieux."
Et Porthos, enchanté d'avoir l'esprit libre, rejoignit
Mousqueton, avec lequel il disparut au coin de la rue.

d'Artagnan demeura un instant immobile et pensif; puis,
en se retournant il aperçut la belle Madeleine, qui, inquiète
des nouvelles grandeurs de d'Artagnan, se tenait debout
sur le seuil de la porte.
" Madeleine, dit le Gascon, donnez-moi l'appartement
du premier; je suis obligé de représenter, maintenant que
je suis capitaine des mousquetaires. Mais gardez-moi toujours
la chambre du cinquième; on ne sait ce qui peut arriver."

Alexandre Dumas - Vingt ans après

vendredi 10 octobre 2008

Prairie d'automne


mardi 7 octobre 2008

Vingt ans après (presque la fin)

Les quatre amis s'embrassèrent les larmes aux yeux.
Puis ils se séparèrent sans savoir s'ils se reverraient jamais.
D'Artagnan revint rue Tiquetonne avec Porthos, toujours
préoccupé et toujours cherchant quel était cet homme qu'il
avait tué. En arrivant devant l'hôtel de la Chevrette, on trouva
les équipages du baron prêts et Mousqueton en selle.
"Tenez, d'Artagnan, dit Porthos, quittez l'épée et venez avec
moi à Pierrefonds, à Bracieux ou au Vallon; nous vieillirons
ensemble en parlant de nos compagnons.
- Non pas! dit d'Artagnan. Peste! on va ouvrir la campagne,
et je veux en être; j'espère bien y gagner quelque chose!
- Et qu'espérez-vous donc devenir?
- Maréchal de France, pardieu!
- Ah! ah! fit Porthos en regardant d'Artagnan, aux gasconnades
duquel il n'avait jamais pu se faire entièrement.
- Venez avec moi, Porthos, dit d'Artagnan, je vous ferai duc.
- Non, dit Porthos, Mouston ne veut plus faire la guerre.
D'ailleurs on m'a ménagé une entrée solennelle chez moi, qui va
faire crever de dépit tous mes voisins.
- A ceci, je n'ai rien à répondre, dit d'Artagnan qui connaissait
la vanité du nouveau baron. Au revoir donc, mon ami.
- Au revoir, cher capitaine, dit Porthos. Vous savez que lorsque
vous me voudrez venir voir, vous serez toujours le bienvenu
dans ma baronnie.
- Oui, dit d'Artagnan, au retour de campagne, j'irai.
- Les équipages de monsieur le baron attendent", dit
Mousqueton.
Et les deux amis se séparèrent après s'être serré la main.
D'Artagnan resta sur la porte, suivant d'un oeil mélancolique
Porthos qui s'éloignait...

Alexandre Dumas - Vingt ans après

mercredi 1 octobre 2008

Barbara - Ma plus belle histoire d'amour


C'est une évidence : "la longue dame brune" nous manque...